Richard Bertrand l’homme orchestre de Folle Illusion

Richard Bertrand

Depuis plusieurs mois, le spectacle « Folle Illusion » se produit à Paris à la Nouvelle Eve. Un spectacle Transformiste où se mêlent les ressemblances de stars, l’humour, les strass et les paillettes. Rencontre avec son producteur Richard Bertrand. 

 

Comment est né Armor y Tortilla Productions ?

Armor y Tortilla Productions est né suite à une chanson qu’on a composée pour Carolina qui s’appelle « Armor et Tortilla ». Et comme c’était la chanson principale de Carolina, on a décidé d’appeler la production « Armor y Tortilla Productions ». Au départ, notre société était créée pour lancer la carrière de Carolina. L’idée de notre production est d’avoir que des artistes transformistes.

 

Pourquoi avoir fait le choix de produire des transformistes ?

Le côté festif, le sens artistique pointu de ces artistes qui poussent vraiment dans le détail aussi bien dans la comédie que dans le maquillage que dans le chant. Ce sont des artistes qui sont vraiment très complets.

 

En novembre 2021, vous produisez « Folle Illusion » en plein Covid. N’y a avait-il pas une part de risque en lançant un tel spectacle en cette période où les restrictions sont nombreuses ?

Oui. On s’est dit « on fait ou on ne fait pas » ? Après avec le Covid qui est là, bien installé, il va falloir s’adapter. Donc ou on ne fait rien et on attend que ça passe et dans ce cas-là on ne fait rien pendant très longtemps ou alors on lance des projets en nous adaptant à la situation.

 

« Folle Illusion » c’est quoi la recette du succès de ce spectacle ?  

Lorsque j’ai voulu mettre en place ce spectacle, c’était à la sortie du confinement. Je me suis dit nous venons de vivre une période affreuse, enfermée, triste… Les gens ont maintenant envie de sortir, de voir des choses un peu légères. Comme on avait quelques artistes en production, je me suis dit il faudrait que l’on fasse le tour des transformistes et créer ainsi un spectacle haut en couleurs.  Quand on parle de transformistes, dans l’esprit des gens c’est la fête. On voulait sortir de cette période douloureuse aussi bien pour le public que pour les artistes en proposant un spectacle festif. La recette miracle est de réunir des talents sur une scène magnifique.

 

Vous vous attendiez à un tel succès ?

Non. On s’est dit avec le Covid, est-ce que les gens vont venir ? Avec toutes les annonces de variants, est-ce que les gens vont continuer à sortir ? Finalement, on constate que les spectateurs veulent sortir et vivre un moment de fête.  J’aime entendre à la sortie du spectacle que les gens me dire « j’ai passé un excellent moment ».

Richard Bertrand 2

Comment avez-vous choisi les artistes ?

On a fait un casting où l’on voulait principalement des chanteurs live avec des transformistes sachant chanter.

 

Pourquoi avoir choisi « La Nouvelle Eve » pour le lieu de ce spectacle ?

Déjà parce que la salle est magnifique et à taille humaine. N’importe où vous vous trouvez à la Nouvelle Eve, vous voyez bien. Il y a une proximité entre les spectateurs et les artistes. On n’est jamais très loin. Il s’agit d’un écrin pour mettre en valeur les artistes avec une belle scène et de belles lumières.

 

Nous avons assisté à toutes les représentations. Le spectacle semble évolutif. À quoi peut-on s’attendre pour les prochaines dates ?

Notre idée maintenant est de faire venir un guest. De rajouter quelqu’un de connu qui puisse s’intégrer au spectacle. Quelqu’un qui est transformiste, qui sait faire le job. Nous accordons à avoir toujours une petite nouveauté à chaque spectacle.

 

Il y a un public qui est fidèle. Certains reviennent pour une autre date ?

Les gens se sont rendus compte que chaque mois il y avait une évolution. De ce fait, ils reviennent pour notre plus grand plaisir. Il y a presque que 20 % de la salle qui revient. On a des fidèles qui sont totalement pris par l’aventure « Folle Illusion ». Cela va même plus loin, on a une productrice de télé qui est venue au mois de décembre. À la fin du spectacle, elle est venue me voir me disant : « je souhaite faire un documentaire, il faut qu’on se voie. Je veux faire un documentaire en quatre épisodes qu’on va proposer à Netflix. Un documentaire des coulisses, du spectacle, des artistes… On va créer une histoire autour des artistes. »

 

Le 7 avril sera la dernière date de « Folle Illusion », prévoyez-vous une suite ? Va-t-il y avoir d’autres projets ?

L’objectif de ces 6 dates est de constituer une équipe, un programme, pour à la fin avoir quelque chose de structuré afin de pouvoir faire une tournée en France. On a aussi un producteur aux États-Unis qui voudrait faire venir « Folle Illusion » une semaine à New York. On a un autre producteur en Israël qui souhaite que l’on fasse au mois de juin la Gay Pride. On a des demandes un peu partout.

 

À ceux qui hésiteraient encore à venir voir ce spectacle, qu’auriez-vous envie de leur dire ?

Venez, osez sortir, osez partager un moment de bonheur et de fête. Vous allez être bluffé de cette illusion, est-ce que c’est un homme ? Est-ce c’est une femme ? Et au-delà de cela, vous allez découvrir des artistes avec des voix fantastiques !

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