Maxime d’Aboville dans Napoléon

NAPOLEON
Textes de HUGO, CHATEAUBRIAND, TOLSTOÏ, JEAN D’ORMESSON
Un spectacle conçu et interprété par Maxime d'ABOVILLE

filage Théâtre de Poche-Montparnasse
NAPOLEON Textes de HUGO, CHATEAUBRIAND, TOLSTOÏ, JEAN D’ORMESSON Un spectacle conçu et interprété par Maxime d'ABOVILLE filage Théâtre de Poche-Montparnasse

Par Marie-Christine pour Carré Or TV

Une plongée passionnante dans l’Histoire,

entre littérature, théâtre et mémoire

 

Il nous avait déjà conquis avec ses deux Leçons d’histoire de France : De l’an 1000 au Roi Soleil.

Avec sa blouse grise, tel un instituteur des années 40, il agitait avec frénésie sa longue baguette, telle l’épée de D’Artagnan !

Nous étions alors en totale immersion et chacun de nous devenait, le temps du spectacle, l’élève de la classe de Monsieur d’Aboville.

Récompensé par deux Molières, ce comédien, auteur et metteur en scène de talent passe en revue les grandes batailles de notre beau pays. Nous suivons attentivement la baguette qui s’agite sur la grande carte de France accrochée au tableau !

L’auteur a ensuite enchaîné avec un troisième spectacle historique consacré à La Révolution, suite logique de cette grande Histoire.

Ainsi lancé dans cette gigantesque fresque historique de la France, il met aujourd’hui à l’honneur le personnage postrévolutionnaire haut en couleur : Napoléon Bonaparte.

Pour ce dernier spectacle, le ton du maître est plus grave. Nous sommes désormais dans une classe supérieure.

Maxime d’Aboville a repris son éternelle blouse grise, mais le tableau noir a disparu. Le décor, signé Marguerite Danguy Des Déserts, arbore les couleurs du drapeau national et, en fond de scène, trône le bicorne de Napoléon.

Encore une fois, Maxime d’Aboville ne fait pas une conférence. Son principe demeure inchangé : faire revivre l’Histoire au travers des textes de grands auteurs.

Tous les textes sont ainsi savamment tissés et imbriqués les uns aux autres. Sans même nous en apercevoir, nous passons de Victor Hugo à Jean d’Ormesson, de Chateaubriand à Tolstoï !
Toujours cette formidable diction dramaturgique de Maxime d’Aboville. Tout le public suit attentivement l’épopée napoléonienne narrée par cet instituteur passionné d’Histoire, au verbe haut.

Emmanuel de Waresquiel, membre de l’Institut, a préfacé l’ouvrage historique de Maxime d’Aboville, donnant ainsi une sorte de certificat d’authenticité historique à cette nouvelle création.

Durant 1 h 15, et sans aucun parti pris, nous sommes entraînés sur les traces de celui qui reste à jamais l’un des plus grands personnages de l’Histoire de France, mais aussi de l’Histoire mondiale : Napoléon.

Au cours de sa carrière, Maxime d’Aboville a d’ailleurs incarné à plusieurs reprises Napoléon Bonaparte, notamment dans la pièce La Conversation, de Jean d’Ormesson.

Avec la même fougue, le même enthousiasme et la même puissance dramaturgique, notre instituteur nous fait revivre la légende de cette icône.

Nous traversons à grandes foulées la campagne d’Italie avec les victoires d’Arcole, de Rivoli, puis celle d’Égypte et la conquête de la Syrie…

Bonaparte devient Premier Consul.

Militaire couronné de succès, il exerce désormais un rôle politique de premier plan.

Empereur des Français le 2 décembre 1804, il entreprend de profondes réformes, dont certaines sont encore d’actualité aujourd’hui. On lui doit notamment le Code civil, la création de la Banque de France, le Concordat, la Légion d’honneur…

Son envie sans limite de puissance lance ensuite l’armée française sur tous les fronts, avec son cortège de milliers de morts et de blessés.

Il accumule les victoires : Austerlitz, Iéna, Marengo, Wagram, Friedland…

NAPOLEON
Textes de HUGO, CHATEAUBRIAND, TOLSTOÏ, JEAN D’ORMESSON
Un spectacle conçu et interprété par Maxime d'ABOVILLE

filage Théâtre de Poche-Montparnasse

Parmi toutes ces victoires, la plus célèbre est évidemment celle d’Austerlitz, remportée le 2 décembre 1805, un an jour pour jour après le sacre et le début de l’Empire.

Mais le grand Empire européen rêvé par Napoléon ne verra jamais le jour.

Commence alors la descente aux enfers avec la campagne de Russie, la terrible retraite et la Bérézina, la destitution de l’Empereur, son exil sur l’île d’Elbe, les Cent-Jours et, enfin, l’ultime bataille : Waterloo.

Ce sera ensuite l’exil à Sainte-Hélène, où Napoléon meurt le 5 mai 1821.

Sans aucun instant de répit, nous sommes portés par la passion que dégage ce comédien.

Nous ressentons alors le désespoir et toute l’horreur vécue par les grognards durant la campagne de Russie : le froid sibérien, la faim, la souffrance physique, la mort…

Maxime d’Aboville déclame alors, sur un ton dramatique, le merveilleux poème de Victor Hugo : « Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.

Pour la première fois, l’Aigle baissait la tête.

Sombres jours ! L’Empereur revenait lentement, laissant derrière lui brûler Moscou fumant…

Et, chacun se sentant mourir, on était seul. »

À l’issue de ce spectacle, et au vu de la complexité du personnage, il semble difficile d’avoir un jugement tranché sur Napoléon.

Seul Chateaubriand prend peut-être la juste mesure à l’égard de l’Empereur.
La littérature autour de Napoléon est abondante, mais une chose est indéniable.

Pour ou contre, le mythe demeure.

Merci à Maxime d’Aboville de poursuivre avec autant de dramaturgie cette fresque historique. Car non seulement il nous permet de mieux connaître la Grande Histoire, mais il nous fait également partager des extraits d’œuvres littéraires, puisque tous ses spectacles font revivre les textes de grands auteurs : Alexandre Dumas, Lamartine, Michelet, Victor Hugo, Chateaubriand…

À quand le prochain volet historique ?

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