Le dernier jour d’un condamné au Studio Hébertot

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Distribution : 

A l’affiche : William Mesguich

Jusqu’au 4 novembre 2017

Lieu : 

Studio Hébertot

78 bis, boulevard des Batignolles

75017 PARIS

Comparez les prix : 

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Par Nathaly pour Carré Or TV

Un texte génial

dans une brillante interprétation

 

Par un bel après midi d’Août, un homme apprend sa condamnation à mort

La cellule est blanche, « de la couleur d’un linceul ».

Un homme est emprisonné entre ces 4 murs, au sein de la prison de la Conciergerie, située sur l’Ile de la Cité à Paris.

Il lit les inscriptions des autres détenus, eux aussi condamnés à mort, qui l’ont précédé dans cette même cellule.

« Autrefois, j’étais un homme

comme un autre homme »

 

Ce prisonnier a préféré prendre le risque de la peine de mort, plutôt que celui de la perpétuité.

On sait peu de choses sur lui : qu’il est raffiné par son éducation, qu’il est marié, qu’il a une fille de trois ans prénommée Marie et qu’il a commis un crime de sang, un véritable crime.

On ne sait rien de plus à son sujet, ni qui il est, ni pourquoi il a été condamné.

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Son pourvoi a été rejeté, il sait désormais quand aura lieu son exécution. Elle sera publique sous les cris de la foule de Place de Grève (aujourd’hui Place de L’Hôtel de Ville à Paris) qui se régale du spectacle. « Ils disent que c’est une fin douce »

Il ne lui reste que quelques heures à vivre, il se parle à lui-même, son discours est ainsi un véritable journal de toutes ses souffrances : « J’ai une maladie mortelle ».

Incandescent, William Mesguich autopsie ce condamné

 

«  Le dernier jour d’un condamné », roman à thèse de Victor Hugo, publié en 1829 (152 ans avant l’abolition de la peine de mort le 18 Septembre 1981), se voulait un véritable réquisitoire contre la peine de mort.

Adapté aujourd’hui en monologue, et analysant à la loupe le désarroi des dernières heures de vie d’un condamné à mort, le texte de Victor Hugo prend une dimension beaucoup plus dramatique, et plus uniquement politique.

Seul en scène, tel une bête fauve recluse dans les quelques mètres carrés de sa cellule, William Mesguich (qui a transporté pendant 2 ans les « Noces de Sang » de Federico Garcia Lorca à travers la France) sillonne cet espace de souffrance, et nous la renvoie toute entière. Il irradie de sensibilité et de révolte.

La mise en scène épurée est de François Bourcier

Les spectateurs sortent de ce « Dernier jour d’un condamné » groggy, émus et troublés.

Un homme vient d’être exécuté par d’autres hommes, « Pour le bien de la chose ».

Un commentaire

  1. Quand un texte génial rencontre un sublime metteur en scène et un acteur renversant on obtient un spectacle étonnant ,palpitant et terriblement bouleversant qui marque .C’est une de ces rares rencontres de scène où en sortant de la salle vous rêvez de revoir rapidement l’inventive interprétation . Je suis certain que cette création rencontrera un vif succès car le problème de la peine de mort est toujours aussi crucial quand on pense qu’elle existe toujours dans certains pays …..Un moment palpitant et déchirant!

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