Coups de coeur

Mère Teresa, Ombre et Lumière au Théâtre le Lucernaire

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Artiste : 

Catherine Salviat

A l’affiche :

Jusqu’au 4 novembre 2017

Lieu :

Théâtre le Lucernaire

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS

Réservation en ligne
Réservation en ligne
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Par Ingmar Bergmann pour Carré Or TV

Catherine Salviat est rayonnante !

 

Au Paradis du Lucernaire, l’actrice Catherine Salviat est seule en Scène, afin de nous offrir la parole, ample et généreuse que Joëlle Fossier prête à la figure emblématique de Mère Térésa.

Un tempérament hors-norme. 

 

 » Sainte Térésa de Calcutta » est une religieuse catholique albanaise naturalisée indienne, missionnaire en Inde, qui reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1979. Elle naît en 1910 à Üsküb, dans l’Empire Ottoman, ville qui porte actuellement le nom de Skopje, en République de Macédoine, et meurt en 1997 à Calcutta, Inde. Elle est essentiellement reconnue pour son action caritative et pour la fondation d’une congrégation religieuse, les Missionnaires de la Charité, qui l’accompagne dans son œuvre et suit son exemple.

Elle est béatifiée en 2003 par le pape Jean-Paul II et canonisée en 2016 par le pape François.

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Celle qui est d’abord une religieuse de l’ordre missionnaire des Sœurs de Notre-Dame de Lorette, quitte sa communauté en 1949 pour « suivre son appel », ainsi qu’elle dit, afin de fonder sa propre congrégation en 1950. Son œuvre auprès des plus démunis commence par l’éducation des enfants des rues et l’ouverture du mouroir de Kalighat, [« Nirmal Hriday » ou : « Cœur pur » en langue bengalie], à Calcutta, Inde. Pendant plus de quarante années, elle consacre sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés-pour-compte et aux mourants, d’abord en Inde puis dans d’autres pays, et elle guide le développement des Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, ceux-ci s’occupent de six-cent dix missions, réparties dans cent-vingt-trois pays, incluant des soupes populaires, des centres d’aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose, autant de questions cruciales qui n’ont pas terminé d’agiter notre siècle.

Aimez, au lieu d’espérer l’amour ! 

 

En toile de fond de cette parole, est donc la misère et, pour la combattre, Mère Térésa soulève des montagnes. Celle qui s’envisage en soldat de l’Église, fait preuve d’une incroyable capacité « d’executive woman » au service de Dieu, pour surmonter les obstacles et remplir la mission qu’elle s’est fixée, consistant à s’engager corps et âme auprès « des plus pauvres d’entre les pauvres ». L’Inde, qui est aussi son pays d’adoption, fait donc partie intégrante du destin de celle qui devient, peu à peu, icône universelle, et qui nous prouve, par l’exemple de sa vie, qu’une sainte n’est pas un pur esprit, mais un être humain qui n’a de cesse de donner le meilleur de soi-même au quotidien. La Mère Térésa qui transparaît dans le texte de Joëlle Fossier, et qui nous est transmis, avec beaucoup d’évidence, par l’actrice Catherine Salviat, résonne, en nous, comme une magnifique figure d’amour, d’humour et d’autorité. C’est ainsi que nous découvrons un être humain qui ne connaît pas la complaisance ni la moindre  réticence à l’égard du prochain, et qui nous raconte l’avancée de son cheminement, tant avec Dieu qu’avec ses frères et sœurs humains. Mère Térésa est un être de lucidité, une religieuse étonnamment consciente des manques et des défauts de chacun, à commencer par les siens propres. Elle se veut une très humble servante de Dieu en même temps qu’un professeur zélé, qui renonce à s’installer dans la facilité d’un confort tranquille auquel elle avait accès car, fidèle à ses convictions et à son engagement, une seule tâche compte à ses yeux : combattre la misère, ce à quoi elle s’emploie de toutes ses forces, quitte à faire basculer sa vie. Son cœur immense est prompt à aimer mais, aussi, douloureux quand il doute et qu’il s’abîme dans la détresse incommensurable. Mère Térésa perd la foi mais, heureusement, la retrouve ; et le « miracle » est la substance-même de son être. Sa personne, en elle-même, est un miracle, inépuisable legs, dont nous sommes tous héritiers.

Écriture et célébration de figures d’exception. 

 

La comédienne et dramaturge Joëlle Fossier est l’auteur de ce texte qui nous permet de rencontrer la personnalité exemplaire de Mère Térésa, grâce à ce portrait qui s’inscrit dans un triptyque, qu’elle choisit d’intituler : « Femmes d’exception, mes seules en scène ». Les trois femmes d’exception qui inspirent Joëlle Fossier ont donné lieu à trois écritures dramatiques successives, dont les deux premières ont été mises en scène par Pascal Vitiello. « Comtesse de Ségur, née Rostopchine », est la première à être créée, par l’actrice Bérangère Dautun, au Théâtre du Ranelagh (direction Catherine Develay), à Paris, en 2014. « Mère Teresa, Ombre et Lumière », est la deuxième à être créée, par l’actrice Catherine Salviat, au Théâtre Artistic Athévains (direction Anne-Marie Lazarini et Dominique Bourde), à Paris, en 2016 et, enfin, « Inoubliable Sarah Bernhardt », doit être créée prochainement par l’interprétation de l’actrice Geneviève Casile.

Selon l’auteur de ces trois textes, l’existence de ces trois femmes représente trois destins hautement maîtrisés en dépit des périls environnants, qui se distinguent des autres du fait, notamment, de la force, de la vitalité, du rayonnement et de l’encouragement moral qui s’en dégagent, qu’il lui a semblé important de rendre au théâtre. Joëlle Fossier considère d’ailleurs que l’écriture de ces partitions théâtrales est une manière originale de leur manifester son admiration.

Mise-en-scène de l’évidence, dont notre siècle a besoin. 

 

Pascal Vitiello, metteur en scène de cette pièce a fait ses classes à l’Opéra de Rome, puis à la direction du théâtre (ETI) à Rome, et il assume à présent la responsabilité de l’organisation générale du Festival Goldoni à l’occasion du bicentenaire de la mort de Carlo Goldoni. Il est directeur de production pour de nombreuses compagnies aussi bien dans l’art lyrique que pour le théâtre et, depuis plus de dix ans, il est responsable culturel pour la Principauté de Monaco. Avec le spectacle « Mère Térésa » de Joëlle Fossier, que nous applaudissons actuellement au Théâtre du Lucernaire (direction Benoît Lavigne), il signe sa cinquième mise en scène.

Pour pénétrer les mouvements les plus secrets du cœur de Mère Térésa et afin de pouvoir transmettre au Public ses interrogations, son engagement, son courage, son humilité et sa volonté inflexible, le choix de Catherine Salviat, Sociétaire Honoraire de la Comédie Française, lui est apparu judicieux, tant le rapprochement de leurs deux tempéraments lui est évident. Qui mieux que Catherine Salviat, simple et lumineuse comme l’être auquel elle prête sa chair et sa voix, pouvait traduire la lumineuse passion de Mère Térésa pour le Christ, avec simplicité et modernité ?

C’est au moyen d’une mise-en-scène extrêmement épurée et d’une scénographie réduite à l’essentiel, composée principalement d’une simple chaise et d’un costume évocateur de la silhouette, mondialement connue, de la sainte : un sari blanc, couleur de la pureté, bordé de bleu, couleur de la Vierge, que Pascal Vitiello a choisi de faire revivre, pour nous, le parcours de cette femme d’exception. Pascal Vitiello souhaite que ce spectacle, que nous trouvons presque trop court, puisse transporter le Spectateur dans la réalité de Mère Térésa, dont l’existence terrestre est emplie d’un amour consacré, principalement, aux plus pauvres des pauvres, les marginaux de notre société, que nous refusons de toucher et sur lesquels nous ne posons presque jamais les yeux. Un exemple dont nous ne devons pas cesser de nous inspirer car, même dans nos régions, choyées par la prospérité, le nombre des exclus n’a jamais cessé d’augmenter.

À une époque où nous mesurons chaque effort que nous faisons, l’un des mérites essentiels de ce spectacle, plutôt que de chercher à nous convaincre en actionnant, notamment, le ressort habituel de la culpabilité, est de nous rappeler à quel point il est gratifiant de nous soucier de notre prochain. Trop souvent, nous avons tendance à oublier que la bonté nous procure beaucoup plus qu’elle ne nous coûte, et qu’il y a de la joie à donner de la joie…

Un commentaire

  1. un tres bel hommage à Mere Teresa par une actrice à la dimension spirituelle et un texte lumineux qui resume en une heure la vie,les qualites de cette religieuse exceptionnelle!!!BRAVO

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